(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Nous abordons la huitième partie du Noble Coran. Elle comprend deux sourates : la sourate Al-An‘âm, du verset 111 jusqu’à sa conclusion, et la sourate Al-A‘râf, du début jusqu’au verset 88.
Révélée à La Mecque, la sourate Al-A‘râf compte 206 versets. Son axe central porte sur l’issue tragique de l’opposition aux signes divins, aux prescriptions de Dieu et aux fondements de la foi. Elle interroge explicitement les conséquences du rejet des principes divins et met en garde contre la dérive spirituelle qui en découle.
Le nom « Al-A‘râf » est tiré d’un terme mentionné aux versets 46 et 48 de la sourate — une appellation qui n’apparaît que dans ces deux passages.
La sourate accorde une attention particulière aux sources épistémologiques de la religion. Elle aborde également une question fondamentale : celle des besoins du corps et de l’âme.
De même que le corps humain a besoin d’eau et de nourriture — «وَکُلُوا وَاشْرَبُوا وَلَا تُسْرِفُوا ۚ إِنَّهُ لَا یُحِبُّ الْمُسْرِفِینَ» ; « Mangez et buvez, mais ne commettez pas d’excès ; Dieu n’aime pas les outranciers » — l’âme requiert, elle aussi, une nourriture spécifique pour préserver sa vitalité spirituelle.
Privé de cette alimentation intellectuelle et spirituelle, éloigné de l’adoration et de l’obéissance à Dieu, l’être humain s’expose à l’affaiblissement intérieur et à la vulnérabilité morale.
C’est dans cette perspective que le Coran — en particulier les sourates révélées à La Mecque, et de façon marquée la sourate Al-A‘râf — condamne l’imitation aveugle, irréfléchie et figée. Il appelle à mobiliser les trois grandes sources de connaissance reconnues par la tradition religieuse : la démonstration rationnelle, l’intuition infaillible et la transmission fondée sur la Révélation.
Le verset 54 de la sourate Al-A‘raf :
«إِنَّ رَبَّکُمُ اللَّهُ الَّذِی خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ فِی سِتَّةِ أَیَّامٍ ثُمَّ اسْتَوَیٰ عَلَی الْعَرْشِ یُغْشِی اللَّیْلَ النَّهَارَ یَطْلُبُهُ حَثِیثًا وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ وَالنُّجُومَ مُسَخَّرَاتٍ بِأَمْرِهِ ۗ أَلَا لَهُ الْخَلْقُ وَالْأَمْرُ ۗ تَبَارَکَ اللَّهُ رَبُّ الْعَالَمِینَ»
« Votre Seigneur est Dieu, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est établi sur le Trône… À Lui appartiennent la création et le commandement. Béni soit Dieu, Seigneur des mondes »
qui s’ouvre par l’affirmation que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre en six jours, Maître du Trône, ordonnateur du jour et de la nuit, du soleil, de la lune et des étoiles , est connu sous le nom de « verset de la soumission » (Âyat al-Sukhrah).
Sa récitation est recommandée dans plusieurs situations : lors de la sixième unité des prières surérogatoires de midi, au chevet d’un mourant pour apaiser ses derniers instants, en cas de crainte face au mal, lors d’un voyage, à l’arrivée des pèlerins à ‘Arafât, ou encore à l’entrée dans une mosquée.
Il est opportun, lors de la lecture de cette sourate, de se poser une question essentielle : quelles sont les politiques de séduction de Satan ? Comment parvient-il à égarer l’être humain ? En abordant les versets d’Al-A‘raf avec cette interrogation à l’esprit, le croyant pourra découvrir, dans la Parole divine elle-même, les éléments de réponse.




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